À propos

  Je suis philosophe et chercheuse indépendante en mad studies. Mes travaux s’inscrivent au croisement de la philosophie politique, de la métaphysique, de la théorie critique de la race, des études crip ou encore de la sociologie de la santé mentale.

  Les Mad Studies (ou études folles –et non sur la folie) sont une in/discipline académique minoritaire portée par des personnes s’auto-désignant comme folles et/ou survivant·es de la psychiatrie. Elles peuvent être définies comme un projet de recherche, de production de connaissances et d’action politique consacré à la critique et au dépassement des modes de pensée, de comportement, de relation et d’être centrés sur le psychologique.

  Depuis 2016, je développe une approche critique du pouvoir et des dominations, notamment à partir de notions qui traversent le champ psy* (la conscience, la réalité, la souffrance, la normalité), et leur inscription dans un certain ordre social. Je m’attache à décrire et analyser les discours et mécaniques politiques permettant l’exclusion, voire l’anéantissement, des existences perçues comme incomplètes et indésirables, tout en expérimentant de nouvelles formes pour en rendre compte.

  Je travaille depuis plusieurs années sur ce que je nomme une condition liminaire, comme condition politique d’existence des vies aux frontières.

  Aussi, je réfléchis sur et suis engagée dans le champ de la santé communautaire ; sur les questions d’auto-détermination dans le soin et les rapports de force qui travaillent les relations soignant·es-soigné·es. J’appartiens à plusieurs communautés (d’ex-usager·es de drogues et de survivant·es de la psychiatrie notamment) dont les revendications principales s’inscrivent du côté du droit à l’auto-détermination, de la pleine reconnaissance de nos savoirs (théoriques et expérientiels) et leur diffusion.

  La plupart de mes contributions sont accessibles gratuitement sur la plateforme HAL


Il est possible que vous me voyiez passer pour d’autres de mes affiliations, qui ne concernent pas directement mon activité de recherche. Je tiens à préciser que je ne parle jamais au nom des associations et structures dans lesquelles je suis engagée (sauf mention explicite), et que je ne réponds à aucune sollicitation qui les concerne directement.

Je suis :

  • salariée de Contre-feu, ONG au sein de laquelle j’exerce mon emploi principal en tant que Responsable des études et de l’évaluation
  • membre-militante au Collectif Vietnam Dioxine
  • bénévole à l’association Gaïa sur la salle de consommation à moindre risque (SCMR) et l’antenne mobile (CSAPA/CARUUD)